Jean-Jacques Rybak : «  Dresser, c'est donner l'occasion au cheval d'être ce qu'il est.... »

Voici le portrait d'un écuyer, élève de Monsieur Blanc, qui considère tout cheval comme un être noble qui ne peut s'épanouir et se développer qu'en respectant ses émotions et son intégrité. Des décennies à travailler à cheval ont forgé des convictions et une expérience rare qu'il partage en proposant des stages. Son autre centre d'intérêt fut la recherche en maréchalerie avec Marcel Allétrux.

PARCOURS EQUESTRE

C'est avec Maître Couillaud, assistée de sa fille Françoise, que Jean-Jacques Rybak s'initie à l'équitation en profitant des facilités offertes au centre hippique du bois de Vincennes par son collège de Nogent sur Marne. Succède à cet initiateur qui suscita la vocation de quelques uns des meileurs cavaliers français toutes disciplines confondues, Monsieur Blanc, ex-patron du 6° Dragon de Vincennes et bras droit du capitaine de Lessardière (Médaillé olympique en CSO). Monsieur Blanc dont l'extraordinaire carrière mériterait à elle-seule un ouvrage.

Jean-Jacques Rybak devient ainsi son cavalier-enseignant. L'année 1956 sera celle de sa première compétition officielle. De ces parcours de CSO où les cotes de barrages peuvent être entre 1,30 m & 1,40 m, se détache l'attachante et courageuse jument Fleurette K (Anglo-arabe et seulement 1,54 m au garrot) qui aprés des courses attelées sur routes emménera Jean-Jacques Rybak survoler les obstacles de la discipline à laquelle il se consacrera exclusivement en compétition.

Curieux et avide d'apprendre Jean-Jacques Rybak a des amis au Haras de Joinville qui sont parmi les premiers utilisateurs civils de l'enrênement Gogue. C'est à partir de cette époque que Jean-Jacques Rybak a pris ses distances à l'égard de tous les enrênements. En même temps au Haras de Joinville ferre Marcel Allétrux. Sept ans moniteur à l'ancienne école de maréchalerie de Saumur avant-guerre, Marcel Allétrux, qui continue à ferrer à la française, travaille sur l'hypothèse de l'ajusture inversée et il est l'initiateur des différents développements des fers à planches (y compris le fer à l'envers) et d'une analyse biomécanique du pied du cheval, que n'approche que rarement, aujourdh'ui encore, la ferrure contemporaine. Marcel Allétrux et Jean-Jacques Rybak forme un duo s'appliquant à l'inovation en matière de maréchalerie qui aboutira à une application industrielle en alliage d'aluminium. Ces recherches aboutiront à créer un fer léger et couvert en alliage d'aluminium qui met en oeuvre le principe de l'ajusture inversée (le cheval forme lui-même son degré d'ajusture inversée). En 1961 Jean-Jacques Rybak s'engage volontairement pour deux ans au CISBVA (Centre d'instruction du Service Vétérinaire & Biologique de l'Armée) : 8 chevaux à monter par jour et la forêt de Compiègne.

En 1965, Jean-Jacques Rybak intègre l'écurie d'André Blondel, successeur de Médard-Bourrez (entraîneur de l'équipe de France) à Pouilly sur Serre (Aisne) ; André Blondel vient de perdre accidentellement le cavalier-maison Olivier Péron. Les chevaux sont achetés en fin d'année de 3 ans, principalement chez Alfred Lefèvre à Falaise (14), débourrés sur place, travaillés quotidiennement sans manège. La première année l'équipe est constituée de Michel Boutet (alors champion de France) & Jean-Jacques Rybak, puis de Jean-Jacques Rybak seul la deuxième année. Le palmarès de cette 2° année est la 23° place pour Jean-Jacques Rybak au classement national Courvoisier (Marc Houssin étant premier et Marcel Rozier dans les 20 premiers). L'équipe (avec Stéphane Wojtanneck dans le rôle du chauffeur) écume les grands rendez-vous français surtout dans le nord, l'est et la normandie. Les méthodes des milieux de compétition évoluent dans cette période : mise en valeur d'une aptitude sans exigence particulière sur les moyens (utilisation d'embouchures et d'enrênements) qui laisse sur le bord de la route les principes de l'équitation classique.

Peu importe la structure, depuis 1966 et sans interruption ce sont entre 5 et 15 chevaux que Jean-Jacques Rybak fait travailler et progresser quotidiennement.

Le fil conducteur reste la fidélité à l'équitation classique. En l'absence de référents qui ont disparu pour la plupart, l'alternative se trouve dans une recherche personnelle solitaire alliant urgence et durée.

Depuis 1975, il assure lui-même le parage et la ferrure de ses compagnons avec des fers en fonte d'aluminium Springtop.


PRINCIPES d'EQUITATION

« De 1960 à 2009, j'ai eu à travailler deux grandes catégories de chevaux : les chevaux neufs débourrés par mes soins, l'autre catégorie est celle des chevaux avec une histoire difficile.

La plupart de ces chevaux qui ont échoué chez moi, les chevaux empêchés, ont été, au cours de cette période historique, contraints de s'adapter aux différents enrênements, et très souvent dès les premières séances ».

« Pour un cheval neuf, dès les premières séances, le cheval doit incorporer la présence du cavalier de telle manière qu'ils deviennent les deux unité constitutives d'une enveloppe commune ; les variations d'émotions alimentant et renforçant cette enveloppe commune. »

« A contrario, les chevaux arrivant avec une histoire, souvent une histoire d'enrênements qui en a fait des chevaux empêchés, les variations d'émotions, en l'absence de fondation relationnelle détruisent l'ébauche d'enveloppe commune naissante ; l'unité cheval est tenté de récupérer son autonomie et de « prendre les choses en main » pour exclure, d'une façon ou d'une autre la présence de l'unité cavalier, vécue, dans ses instants d'émotions comme étrangère. Effet redoutable et à première vue insoluble...  »


Une plaquette est disponible pour donner un aperçu de la méthode suivie pour instituer cette première étape de fondation relationnelle.

Plaquette (6 pages Format 14 cm x 30 cm) à commander en joignant un chèque de 10 euros, ainsi que vos noms & adresse à l'association

Les Amis d'O d'Eawy - 20 rue Saint-Laurent – 28 400 Nogent Le Rotrou

Jean-Jacques Rybak est joignable au 06 08 28 61 46.


La Ferrure de Jean-Jacques Rybak 

Le semi-lunaire, ex-procédé de ferrage Springtop, a été mis au point par Marcel Allétrux & Jean-Jacques Rybak et ce dernier l'utilise pour ses multiples applications pour tous ses chevaux :

Ci-dessus :  les quelques clous épingles ne portent pas sur le sol. Le fer semi-lunaire est serti sur un bord plantaire arrondi. De trés petits poinçons sont relevés et assurent une grande solidité. A remarquer : la qualitatif de l'alignement 3° phalange/pâturon.
Ci-dessus : la ferrure a 8 semaines et s'est incrusté selon la courbure de la voûte plantaire de façon très constructive.
Ci-dessus et ci-dessous : la pince s'arrondit, la nervure circulaire du fer continue d'assurer la rigidité de l'ensemble. Le rolling est facilité.
Ci-dessus : mobilisation optimale des parties postèrieures du pied
Ci-dessus : parer la sole à la pointe de la fourchette
Ci-dessus : parer la sole et l'ensemble des arcs-boutants
Ci-dessus et dessous : positionner le fer et traçer
Ci-dessus : perçer à la demande
Ci-dessus : réceptions alésées des têtes de clous plates
Ci-dessus et dessous : positionner, stabiliser, brocher
Ci-dessus : recul du centre de gravité
Ci-dessus : petits pinçons avant polissage 
Ci-dessus : le pied a formé son assise
Ci-dessus : détail de la mobilisation des barres


Dans la constallation de chevaux de CSO de haut niveau, certains chevaux fonctionnent de façon optimale avec ce procédé de ferrure.

De même, il existe dans les milieux de la haute compétition d'endurance certaines équipes qui s'appuient avec succès sur ce procédé de ferrage.

Renseignements et conseils par l'association

Les Amis d'O d'Eawy - 20 rue Saint-Laurent – 28 400 Nogent Le Rotrou

Jean-Jacques Rybak est joignable au 06 08 28 61 46